lignum genève

Le bois suisse est-il vraiment plus cher ?

Rédigé par Lignum Genève - - Aucun commentaire

La mise en oeuvre du bois indigène engendrer des plus-values. Cependant, en y regardant de plus près, ces surcoûts sont plus faibles qu’il n’y paraît. Une étude réalisée conjointement par l'Office romand de Lignum et l’association forestière valaisanne démontre que cette différence de prix se situe entre 0.5 et maximum 3% selon le type de réalisation.

A l’heure actuelle, les consommateurs demandent de plus en plus à connaître l’origine des biens qu’ils consomment. Pour répondre à cette tendance et pour promouvoir l’utilisation du bois indigène, Lignum a mis sur pied le Certificat d’origine bois Suisse (COBS). Les forêts suisses ainsi que la filière de première transformation indigène demandaient à être valorisées.

La mise en oeuvre du bois suisse comporte de nombreux avantages. En effet, les distances de transport sont réduites, ce qui diminue les émissions de CO2 en comparaison avec les bois importés, la transformation de bois locale garantit des postes de travail en Suisse et soutient l’économie de notre pays en général. Sans oublier que cela entretient l’exploitation sylvicole nécessaire au maintien des fonctions de protection de la forêt Suisse.

Malheureusement, de nombreux professionnels du secteur peinent à adhérer à la philosophie de la filière courte en arguant des prix plus élevés de cette matière première locale et du manque de certains produits semi-transformés sur le marché indigène. De plus, lorsque le chiffrage de ces coûts supplémentaires est abordé, seuls les surcoûts d’environ 20 % sur les produits bruts avant façonnage et mise en oeuvre sont considérés. Arguments qui sont généralement acceptés au vu de l’importance qu’accordent les maîtres d’ouvrage au prix.

Le bois suisse, quels en sont les surcoûts effectifs ?

Dans ce contexte, afin de disposer d’une base de discussion commune ainsi que d’un élément concret sur lequel appuyer une argumentation en faveur de bois suisse, l’association forestière valaisanne en collaboration avec l’Office romand de Lignum a initié une étude permettant de quantifier plus précisément ces différences de coûts.

Cette analyse démontre que pour une maison individuelle de 150 m2 habitables, la plus-value imputable à la mise en oeuvre de bois suisse pour les prestations du constructeur bois n’est que de 3,4 %. Ramenée sur l’ensemble des coûts de la réalisation, elle ne s’élève plus qu’à 1,6 %. Dans le cas d’une halle industrielle de 600 m2, la plus-value engendrée par la mise en oeuvre de bois d’origine suisse sur la facture du constructeur bois n’est que de 0,8 %, respectivement 0,5 % sur l’ensemble des coûts de la construction. Et pour un immeuble de logement, ces surcoûts se montent à 2,9 % respectivement 1,1 %. Ces résultats, pouvant varier d’un projet à un autre, démontrent que la mise en oeuvre du bois indigène engendre des plus-values supportables.

Sensibiliser les maîtres d‘ouvrage

Même si ces résultats n’amèneront vraisemblablement pas l’ensemble de la filière à utiliser exclusivement du bois suisse, ils peuvent néanmoins faire office d’encouragement au même titre que le Certificat d’origine bois Suisse. La proposition dans la mesure du possible d’une variante en bois Suisse de la part du constructeur bois pourrait déjà sensibiliser les maîtres d’ouvrage quant à une mise en oeuvre accrue des bois indigènes. En contrepartie, les entreprises peuvent par cette démarche se démarquer de leurs concurrents directs et étrangers.

A noter que l’utilisation de bois indigènes peut s’avérer particulièrement avantageuse pour les maîtres d’ouvrage publics. En effet, la plus-value due au bois suisse peut être encore réduite ou même rentable si les bénéfices

indirects sont inclus au calcul. Car en considérant un projet dans sa globalité, les retours sur investissement pour la collectivité peuvent être nombreux. Il s’agit entre autres des rentrées fiscales des entreprises Le bois suisse, beaucoup plus cher? indigènes et de leurs collaborateurs ou encore de la valorisation financière de leur patrimoine boisé.

En conclusion, l’amplification de la demande est l’un des meilleurs moyens pour accroître la palette de produits en bois suisse semi-transformés et de les rendre de ce fait plus attractifs face à leurs concurrents étrangers.

Rapport final de l'étude

Écrire un commentaire

Quelle est la première lettre du mot hbwuk ? :